15 Actions contre Carrefour

15 Actions pour faire plier

Pour que la campagne prenne il est important que tout le monde puisse participer. Une campagne réservée à une élite militante ne peut pas être une campagne populaire. Cibler Carrefour offre de très nombreuses manières d’agir seul ou en groupe avec des risques juridiques différents. Une campagne de boycott actif prend du temps pour impliquer suffisamment de personnes et faire peur aux dirigeants de l’entreprise. La répétition, la multiplication et la persistance des actions sont une des clefs essentielles de la victoire.

Faire vivre et grandir la campagne

#1 – Boycotter soi-même et promouvoir le boycott :

Niveau 1 : Inviter les personnes individuellement et/ou collectivement, en réel ou via internet, à ne plus faire ses courses chez Carrefour et ses différentes enseignes. Indiquer les alternatives locales en commençant par les plus éthiques mais aussi les autres qui correspondent aux réalités d’habitudes et de pouvoir d’achat.

Niveau 2 : Inviter les personnes individuellement et/ou collectivement à communiquer autour d’eux ou sur les réseaux sociaux les raisons du boycott de Carrefour et les différentes manières d’agir.

Niveau 3 : Inviter les personnes individuellement et/ou collectivement à rejoindre le groupe d’action local, la campagne ou le groupe de travail sur internet. 

#2 – Manifester à proximité ou dans un magasin :

Niveau 1 : Distribuer un tract à proximité d’un magasin qui explique pourquoi il faut boycotter cette enseigne et présente les différents mode d’actions. Possibilité moins impactante de glisser les tracts sur les par-brises des voitures, à l’intérieur de certains produits ou directement dans les caddies des clients.

Niveau 2 : Déployer une banderole devant ou dans l’enseigne avec les slogans principaux et surtout le principal : Carrefour Des Colères. 

Niveau 3 : Expliquer au mégaphone les raisons du boycott. 

Attention, dans le cas des supermarchés et hypermarchés le parking est un lieu privé, dans ce cas, s’installer plutôt au feu rouge ou au rond point.

Salir l’image de l’enseigne 

#3 – Troller l’enseigne sur les réseaux sociaux :

Noter massivement mal Carrefour sur Google et les différentes plateformes, multiplier les mauvais commentaires dénonçant ses pratiques, engager des débats critiques partout mais surtout sur ses propres réseaux sociaux (liste).

#4 – Actions anti-pub systématiques :

Retirer, recouvrir, remplacer ou détourner les publicités de Carrefour partout où c’est possible, par exemple en y rajoutant nos propres slogans, hashtags, QR-codes… Toujours prendre un maximum de photos et les envoyer sur nos réseaux sociaux en indiquant le lieu.

#5 – Harceler l’enseigne partout et tout le temps :

Manifester partout où l’enseigne peut être présente, par exemple sur les salons, les foires ou les festivals dans lesquels Carrefour participe (liste).

Saboter l’enseigne et ses réseaux

#6 – Déplacer des produits à l’intérieur du magazin :

Labubu Faché Caché :

Prendre un Labubu (ou une peluche Stitch) au rayon jouet, le cacher dans les rayons du supermarché, le prendre en photo et l’envoyer sur nos réseaux sociaux en indiquant le lieu.

Alerte Blocus :

Ranger une boite de jeu de société Blocus aux rayons problématiques : Coca colaNestlé… et l’envoyer sur nos réseaux sociaux en indiquant le lieu.

Retourne tes céréales :

Retourner toutes les boites de céréales ou toute une marque et l’envoyer sur nos réseaux sociaux en indiquant le lieu.

#7 – Exposer les produits problématiques :

Option 1 : Coller des autocollants sur les produits problématiques à cause du travail des enfants, la fabrication en camps de travail ou par des ouïghours, la colonisation en Palestine ou le génocide à Gaza, la faible rémunération des producteurs et paysans, la destructions des écosystèmes, le sur-emballage, la présences de produits dangereux pour la santé, le surplus de sucre, etc (liste). Ces autocollants peuvent être des étiquettes classiques comme celles pour la rentrée des classes sur lesquelles on peut écrire un message ou alors s’inspirer de nos visuels sur ces différents produits. 

Option 2 : Remplir des dizaines de caddies avec les produits problématiques en question et les laisser dans les allées du magasin avec des tracts ou affiches imprimées ou une banderole expliquant le pourquoi et créant de fait un blocage de l’activité. 

#8 – Empester le magasin :

Fabriquer des flacons odorants ou boules puantes à répandre à l’intérieur du magasin, si possible dans les radiateurs, climatiseurs et conduits d’aération pour plus d’efficacité ou alors dans les rayons alimentaires, les rayons hygiéniques ou de parfums, les lieux à forte concentration comme les caisses… Il existe une recette vraiment pas chère à produire.

Actions directes (risques légaux à évaluer)

#9 – Organiser un pique-nique sauvage dans le magasin :

Il est légal de consommer des produits à l’intérieur du magasin sans les payer (Article de loi). Certains collectifs organisent donc régulièrement des pique-niques improvisés à l’intérieur des magasins en se servant directement des produits sur place, autant des nappes, chaises et couverts en vente dans les rayons pour bien s’installer, que des produits à consommer (Article et vidéo). Inviter les clients à partager ces produits est un plus pour impliquer des gens dans l’action. Même si la loi protège ce genre d’action, la réponse de la sécurité du magasin est très rapide (entre 8 et 13 minutes), assez de temps pour prendre de belles vidéos à partager sur nos réseaux sociaux.

#10 – Faire des auto-réductions collectives :

Organiser des opérations « caddies gratuits » avec ou sans négociation avec le magasin (vol ou pas vol) pour les redistribuer à celles et ceux qui en ont le plus besoin, des sans abris, des travailleurs en grève pour l’alimentaire ou des familles de précaires par exemple pour des jouets de Noël. Cette opération implique un groupe d’action consistant supérieur au dispositif de sécurité du magasin, du matériel (chapeau, masque, foulard, lunettes…) pour ne pas être reconnaissable sur les caméras de surveillance. Cette action peut également impliquer une voiture ou une fourgonnette pour charger les produits et évacuer les lieux rapidement. La complicité des employés (caissières, agents de sécurité et même gérant du magasin) est un plus pour garantir la sécurité de tous, d’où l’importance de tisser des liens avec les employés et syndicalistes de cette enseigne. 
Voir les actions d’auto-réduction de la Confédération paysanne ou celles contre Monoprix.

Blocages économique de l’activité 

#11 – Opération pas de caddie pas de chocolat :

Se renseigner sur le nombre de caddies d’une grande surface et mobiliser autant de personnes que de caddies, chacun avec son caddie se baladant dans le magasin comme si il ou elle faisait ses courses pendant plusieurs heures a circuler tranquillement, ne laissant aucun caddie disponible pour les clients. Le magasin est ainsi en partie bloqué puisque rempli de clients fantômes sans que personne ne puisse reprocher quoi que ce soit légalement. Cette action peut se faire en chantant ou en mettant de la musique pour perturber le magasin dans une bonne ambiance. Une autre option si vous êtes seul.e ou peu nombreux est de prendre un caddie, le mettre dans les rayons et le laisser vide, puis recommencer avec un autre caddy, etc… Matériel nécessaire : plein de jetons de caddie ! 

#12 – Bloquer les caisses du magasin :

Option 1 : Remplir des caddies à ras bord et mettre un temps fou à les déposer sur le tapis roulant puis un temps fou à chercher son moyen de paiement pour annuler finalement l’achat et partir. Venir avec un nombre de participants égal ou supérieur au nombre de caisses pour un blocage réel qui peut durer des heures si les faux clients s’enchainent les uns après les autres. 

Option 2 : Utiliser les caisses automatiques et faire exprès de se tromper pour à la fin ne pas payer et partir avec ou sans les produits. Venir avec un nombre de participants égal ou supérieur au nombre de caisses automatiques pour un blocage réel qui peut durer des heures si les faux clients s’enchainent les uns après les autres. 

#13 – Bloquer le Drive du magasin :

Faire de longue commande et faire semblant ne pas trouver son moyen de paiement ou directement laisser sa voiture fermée avec frein à main en faisant semblant d’avoir perdu ses clés et attendre la fourrière puis faire semblant de les avoir retrouvé quand elle arrive. 

#14 – Bloquer l’entrée du magasin ou un entrepôt :

En grand nombre (plus de 50 personnes) bloquer directement l’entrée du magasin qui en général ferme de lui-même dès qu’il comprend qu’une action de ce type est en cours. Une autre option est de cibler directement l’un des 60 entrepôts de Carrefour pour créer des retards et perturbations logistiques.

#15 – Attaques DDos ou cybernétiques :

Faire des attaques DDos sur le site de Carrefour pour provoquer des dénis de service ou solliciter l’aide de collectifs de hackers pour des attaques plus impactantes.